Nos animaux, un vrai problème de société !

Il est temps que ça change ! Pour eux, pour nous, pour ceux qui en ont quelque chose à faire et pour ceux qui ferment les yeux.
Tous les jours des appels sur les réseaux sociaux nous montrent des animaux à adopter, des animaux abandonnés ou juste nés SDF suite à la négligence des gens qui, justement, laissent leurs chats se reproduire parce que c’est la nature ! La nature qui les arrange et que souvent ils ne respectent pas eux-mêmes. Mais c’est un autre débat.
Je fais cette expérience douloureuse depuis toujours. Moi, personne aux moyens financiers réduits et ayant un amour inconditionnel pour les animaux, je recueille ces êtres errants, bouleversants de détresse, éthiques et en grand manque affectif, non pas parce que je les cherche mais parce qu’il y en a partout et jusque devant ma porte ! Certains autour de chez moi laissent leurs chats proliférer et leur jettent des croquettes au fond d’un garage pour avoir bonne conscience.
Bonne conscience ! Laissez-moi rire !
Mes chiens ont toujours été des chiens venus de la Grand Route abandonnés dans le fossé en été ; mes chats, des boules de poils pleines de vermine, au regard perdu et à l’estomac vide nés d’une minette qu’on laisse croupir dehors été comme hiver et qu’on appelle « mimi » !
La différence avec les animaux sauvages que je recueille et soigne indifféremment s’il le faut, c’est que ces animaux-là sont des « pets » comme on dit en anglais, c’est à dire des animaux de compagnie. Ils ne sont plus sauvages depuis longtemps et une fois recueillis entendent bien vous rendre au centuple l’affection et les attentions que vous leur avez prodigués. Et au contraire du renard ou du petit faucon, ils restent. Attention ⚠️ ! Risque de surplus d’amour parfois envahissant jusqu’à la mort !

Voilà pourquoi ça ne peut plus durer.
Une partie de la population se repose sur des gens aux grands cœurs qui ne peuvent décemment pas laisser mourir un animal de faim devant leur porte mais qui n’en ont pas toujours les moyens. Et ça, voyez, ce n’est pas juste.
Il y a la nourriture mais ce n’est pas le pire, il y a surtout les frais vétérinaires et les produits anti-puces et les vermifuges.
Si nous voulons vivre confortablement avec ces animaux, ils doivent être soignés et traités le mieux possible. Il faut aussi les faire stériliser. Les frais sont très lourds et même s’il existe quelques centres qui stérilisent gratuitement ou pas très cher, c’est bien sûr si loin de chez moi que le voyage n’en vaut pas la chandelle.
Nous sommes nombreux dans mon cas, nombreux à ne pouvoir supporter leur misère qu’ils sont incapables de comprendre et d’analyser, nombreux à nous retrouver avec une bouche de plus à nourrir alors que le budget est déjà serré, nombreux à payer pour la négligence et l’absence de conscience des sans-cœurs.
Alors voilà, j’aimerais soumettre un projet de loi. Une loi utile qui ne favorise ni Big Pharma ni les grands groupes financiers, une loi qui donne un statut à l’animal de compagnie et oblige son maître à en être responsable jusqu’au bout.
• Obligation de déclarer tout animal de compagnie chez un vétérinaire
• Obligation de le faire pucer
• Obligation de remplir un questionnaire expliquant la qualité de son confort. (Dedans, dehors, niche, chatière etc…)
• Obligation de lui prodiguer les soins nécessaires pour éviter la prolifération de la vermine
• Obligation de faire stériliser les animaux non répertoriés pour la reproduction
• Obligation d’avoir un moyen de les faire garder en cas d’absence
• En cas de force majeure, placement à la SPA et adoption si possible

Ainsi au bout de quelques années disparaîtraient tous chats et chiens errants ou abandonnés pendant les vacances.

Éveiller la conscience de tous est un devoir face à ce fléau.
Dans certains pays, il faut payer une taxe pour chaque animal de compagnie détenu et si on réfléchit bien, cela vise à responsabiliser les gens qui s’emballent pour un bébé animal et rejette l’adulte et toutes les contraintes qui vont avec.
Sans en arriver jusque-là, une loi bien ficelée et bien appliquée mettrait un terme à beaucoup de souffrance animale.

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