Prescription des délits financiers : l’amendement étouffé

Le 16 février dernier, en pleine affaire Fillon, les députés ont voté, dans le cadre de la loi sur la réforme de la prescription pénale, un article (9-1) instaurant un délai de prescription maximal de 12 ans à compter des faits pour les infractions occultes ou dissimulées; la corruption, les délits financiers, les abus de biens sociaux etc… Or jusqu’à cette date le délai de prescription courait à partir de la découverte des faits pour des délits qui sont, on le sait, particulièrement difficiles à découvrir, instruire et prouver compte…

Manu la Menace !

C’est la première fois qu’un président me fait peur. De Gaulle me fascinait, Pompidou m’étonnait à cause de ses sourcils, Giscard me laissait indifférente, Mitterrand incarnait l’espoir déçu, Chirac, le mec sympa grâce aux Guignols au top de leur forme, Sarko la fouine bling bling, Hollande me faisait honte… Macron me fait peur ! J’ai souvenir d’avoir dit à mes collègues dans une salle des profs que je ne nommerai pas, qu’une génération de loups aux dents longues se préparait tandis que nous fabriquions les moutons. Étais-je visionnaire ? Voilà,…

Marie Lebec, une lobbyiste à l’Assemblée !

Marie Lebec est à 26 ans une jeune et ambitieuse députée. Elle représente la nouvelle vague d’En Marche! et fait partie de ces parlementaires issus de la société civile chère à Emmanuel Macron. Diplômée de Sciences Po Bordeaux (en affaires publiques et représentation des intérêts, lobbying…), la politique est un univers qu’elle connait bien. En effet elle a été l’assistante parlementaire du député PS Christian Franqueville entre 2014 et 2016, qu’elle qualifie de « social libéral, pas du tout un frondeur ». L’Assemblée Nationale n’a de ce fait pas vraiment de secrets…

Comment le « système » a détruit le pouvoir du parlement

Nous sommes aujourd’hui nombreux à voir dans la Vème République un régime ultra-présidentiel, limite monarchique, où tout le pouvoir et la légitimité appartiennent à un seul homme. Rédigée en pleine guerre d’Algérie afin de garantir une stabilité des institutions et un exécutif fort, la constitution de la Vème République, adoptée le 28 septembre 1958 par référendum et promulguée le 4 octobre de la même année, n’en restait pas moins un régime parlementaire où le législatif était totalement indépendant du pouvoir présidentiel. D’ailleurs, en théorie, seuls les députés peuvent encore révoquer…